Focus

L'image dans l'image

Tu te souviens des danseurs qui utilisent leurs téléphones portables pour se filmer en train de danser dans le court-métrage Les Indes galantes ? Mais si, regardes :

Dans Swagger aussi des collégien.ne.s utilisaient leurs téléphones portables pour se prendre en selfie lors du « défilé » de Régis dans le hall d’entrée du collège.

Volontairement, Clément Cogitore et Olivier Babinet ont choisi de laisser entrer dans le cadre de leurs caméras les téléphones portables des personnages qu’ils filment. Mais pour quelles raisons au juste ?

Voici une première piste de réflexion…

L’utilisation de cette « mise en abyme » cinématographique est importante car elle permet aux deux réalisateurs de multiplier les jeux de regards. Les deux réalisateurs ne sont plus les seuls à filmer leurs personnages :  eux et elles aussi se filment et fabriquent leurs propres images, leurs propres points de vue et leurs propres spectateurs.trices (surtout si on imagine que ces images sont postées par la suite sur Instagram, Facebook ou Snapchat). Ce que semble nous dire ces deux réalisateurs, c’est qu’il est important de fabriquer ses propres images et ses représentations de soi-même… ça évite que d’autres le fassent à notre place.

Plus généralement, de nombreux et nombreuses cinéastes ont utilisé cette « mise en abyme » cinématographique (l’image dans l’image) pour ouvrir la perspective de leurs plans ou pour faire un clin d’oeil amusé à leur Art. Pour preuves, je te laisse regarder ces deux vidéos issues de la série Blow-Up d’Arte :

La Salle de cinéma au cinéma - Blow up - ARTE

Le Cinéma au cinéma - Blow up - ARTE

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