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Le cinéma de Ken Loach

Lorsqu’il fait du cinéma, Ken Loach cherche à se rapprocher au plus près de la réalité, comme si ses films étaient des documentaires, comme si les acteurs et les actrices ne jouaient plus… on parle alors de réalisme, ou de naturalisme.

Le jeune acteur principal du film Kes, David Bradley, n’avait à l’époque jamais fait de cinéma. Ses parents étaient mineurs et la réalité du film était aussi un peu la sienne. Tant de raisons qui expliquent que Ken Loach l’ait pris pour le film, après s’être longuement intéressé à sa vie pendant les auditions. Et visiblement, il a eu raison, lorsqu’on voit à quel point David Bradley incarne extrêmement bien son personnage.

Toujours pour se rapprocher au plus près du réel, Ken Loach n’a rien dit de la scène finale du film à et a capté la surprise de l’acteur lorsqu’il a découvert… mais chuuut, on ne t’en dit pas plus.

 

Ken Loach s’intéresse aux dures réalités quotidiennes des laissé.e.s-pour-compte de la société. Ses films sont donc globalement sombres, et certains ressemblent même à des documentaires tant ils sont naturalistes et se rapprochent de la réalité. Voici une sélection de certains d’entre eux que Pixivore te conseille vivement, mais n’hésite pas à l’élargir par toi-même car il y en a encore de nombreux autres !

Bread and Roses (britannique – 2000)

Le cœur gros, Maya a laissé sa mère à Cuernavaca (au Mexique) pour émigrer aux États-Unis. Après bien des péripéties, elle arrive à Los Angeles où vit depuis longtemps sa sœur ainée Rosa. Énergique et décidée, Maya décroche un premier job de serveuse dans un bar de nuit puis est ambauchée en tant que femme de ménage. Elle se retrouve alors au milieu d’une armée d’employées de toutes les nationalités, qui travaillent dans des conditions inacceptables. Maya refuse de se soumettre…

 

Sweet sixteen (britannique – 2002)

Dans une petite ville d’Écosse, Liam rêve de la famille qu’il n’a jamais eue. Entre son beau-père, dealer, qui ne pense qu’à ses petits trafics, et sa mère toxicomane, en prison, il est cerné. Sa mère doit sortir de prison pour ses 16 ans et il se promet de la rendre heureuse, en lui offrant cette caravane située dans un décor sublime, mais comment trouver l’argent ?

 

Just a kiss (britannique – 2004)

Le film raconte une histoire d’amour entre deux personnes appartenant à des communautés différentes qui s’opposent à leur relation plus ou moins directement. À Glasgow en Écosse, Casim, jeune disc-jockey rêve de monter son propre night club. Ses parents, immigrés pakistanais, préparent son mariage avec une cousine pakistanaise. Mais sa rencontre avec Roisin va venir perturber le chemin tout tracé que sa famille et la communauté pakistanaise de Glasgow avait prévu pour lui. Catholique, Roisin va elle aussi être jugée par sa communauté religieuse…

 

La part des anges (écossais – 2012)

C’est l’histoire de Robbie, un jeune écossais condamné plusieurs fois pour des actes violents et récemment devenu père, qui tente de s’en sortir et de s’insérer dans le jeu social. Le chemin de la rédemption passe curieusement par la découverte et le trafic de grands whiskies…! Le filme joue sur l’humour,

 

Moi, Daniel Blake (franco-britannique – 2016)

Au Royaume-Uni, dans les années 2010, Daniel Blake, un homme de 59 ans souffrant de graves problèmes cardiaques, et Katie Morgan, une mère célibataire de deux enfants, sont malmenés par les services sociaux. Ils essaient de s’entraider. Ken Loach a obtenu la Palme d’Or pour ce film au festival de Cannes en 2016.

 

Sorry we missed you (franco-belgo-britannique – 2019)

C’est le dernier film de Ken Loach. Ricky, Abby et leurs deux enfants vivent à Newcastle,dans le nord-est de l’Angleterre. Abby travaille avec dévouement pour des personnes âgées à domicile, Ricky enchaîne les jobs mal payés ; ils réalisent que jamais ils ne pourront devenir indépendants ni propriétaires de leur maison. C’est maintenant ou jamais !

Pour aller plus loin

Un film référence

Le huis clos

Kes

Fenêtre sur cour

En tension

Des films et des mines

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